L’A35 devenue M35 : des projets, mais reste la question du trafic routier

L’A35 traversant l’agglomération strasbourgeoise est devenue la M35 depuis le 1er janvier. Ce transfert de compétences de l’État à l’Eurométropole va s’accompagner de changement à venir sur cet axe routier avec notamment la création d’une voie réservée au transport en commun et covoiturage.

DNA – Extrait – “La date phare est le 1er  janvier 2022. C’est à ce moment que sera instaurée la Zone à faibles émissions (ZFE) et ses premières interdictions de circuler qui concerneront les véhicules sans vignette Crit’Air et les Crit’Air 5. À cette date, l’A355, le contournement autoroutier, sera probablement mise en service depuis plusieurs semaines.

Dans cette perspective, l’Eurométropole prépare plusieurs mesures touchant à la circulation sur la M35 et destinées à favoriser le report modal. À commencer par l’instauration d’une voie réservée aux transports en commun et aux véhicules en covoiturage.”

Encombrement des axes routiers, on fait comment ?

Favoriser les mobilités en facilitant la circulation des transports en commun et ou covoitureur/trice sur l’axe traversant l’agglomération strasbourgeoise est un projet intéressant. Le bémol et il est de taille :

Comment régler la problématique du trafic routier dont le GCO ne réglera rien ?

A ce stade, les intentions de l’Eurométropole sur les réflexions en cours concernant la M35 ne sont pas en cause. En revanche, les politiques menées par la Région Grand Est et le département du Bas-Rhin devenue Collectivité Européenne d’Alsace (CEA) posent toujours question… et ça tombe bien puisqu’en juin, il y a le renouvellement de ces deux instances.
En attendant, les perspectives du trafic routier après la mise en service du contournement ouest ne laisse pas présager une baisse significative de celui-ci. Pire, le nombre de poids lourds en amont et aval de la nouvelle autoroute dont le but, rappelons-le, est de favoriser le flux des marchandise entre le nord et le sud, va entrainer mécaniquement de nouvelles nuisances dans la configuration politique actuelle. Les responsables : l’Etat, la Région et le Département.

Dans tous les cas, le GCO reste et restera une mauvaise idée à de vrais problèmes !