GCO

2004-0714_manif-kolbsheim_ernolsheim-sur-bruche_04

COMPRENDRE EN QUELQUES LIGNES CE QU’EST LE PROJET GCO

Le GCO – pour Grand Contournement Ouest de Strasbourg (ou COS… ou A355) – est un projet de 24 km d’autoroute à péage, soit disant destiné à désengorger la section urbaine de l’A35 strasbourgeois, en passant par l’Ouest, notamment dans une zone rurale que l’on appelle le Kochersberg, avec la destruction de terres agricoles parmi les plus fertiles d’Europe, mais aussi l’anéantissement de plus de 10 hectares de forêt près de Vendenheim, ainsi que le massacre d’un espace naturel exceptionnel entre les communes de Kolbsheim et Ernolsheim-sur-Bruche. 24 communes seraient directement impactées par ce projet.

LE GCO EN 6 DATES

Le GCO, ou Grand Contournement Ouest de Strasbourg, est un projet d’autoroute à péage conçu dans les années 1970 afin de désengorger la section urbaine de l’A35 strasbourgeoise.

BON A SAVOIR

La croyance de croire que le contournement Ouest de Strasbourg va résoudre bouchons et pollution est fausse et il est bon de savoir pourquoi.

HISTORIQUE DU GCO : UN PROJET VIEUX DE 40 ANS

1973 : inscription du GCO dans le SDAU (Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme) de l’agglo-mération de Strasbourg et dans le Programme d’action prioritaire d’intérêt régional n°1 (PAPIR).


2016 : 10 ans après la grande manifestation du 10 juin 2010, les opposants réinvestissent Strasbourg le 15 octobre 2016 : 3 000 manifestants et une centaine de tracteurs ont pris part à cette mobilisation qui fait date. Vinci est prévenue !

RAPPORTS

En 2005, à la demande des opposants et accepté par le Préfet de l’époque, un rapport indépendant a été remis en préalable de l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique (DUP) du GCO qui s’est déroulée du 1er juin au 28 juillet 2006. Le rapport TDK est consultable dans cette rubrique.
En 2013, après un quasi abandon du projet (juin 2012), celui-ci renait des suites du rapport commandé au CGEDD. Ce rapport est également consultable ici. Vous y trouverez aussi les conclusions.

LE GCO EN CARTES ET EN IMAGES

Dans cette rubrique vous trouverez des éléments sur projet à notre connaissance.

IMPACTS SUR LES COMMUNES TRAVERSEES

Elles sont au nombre de 22 impactées par le projet.


14 Responses to GCO

  1. Jéjé dit :

    Aucun des arguments (pro ou contre) parlent du paradoxe de Braess ! – paradoxe de Braess
    Malheureusement, ce paradoxe est mis en évidence après la réalisation d’un nouvel itinéraire …

  2. Ca serait un vrai coup de grâce pour le Grand hamster ce contournement ! Et pour les champs et les espaces verts aussi.

    • Arpm dit :

      Encore un coup de grâce pour le grand Hamster, l’Europe va à nouveau condamner la France pour la non sauvegarde de cet animal protégé. Les agriculteurs seront ils capables de conserver leurs terres. Quand enlèverons nous le vieux bitume des routes qui ne servent plus ?
      Arpm association de protection des Micromammifères.

  3. Bachellerie dit :

    Pour tout commentaire, ce qu’écrit Jacques Ellul dans son livre le « Le bluff technologique en 1988 » ; “Ouvrir une voie nouvelle ce n’est pas du tout décongestionner une ancienne, mais c’est provoquer un nouveau flux automobile. L’erreur est la suivante : ceux qui fabriquent autoroutes et rocades partent de l’idée toute faite que la circulation automobile étant dans les dix ans à venir à 100 et par conséquent si je double la route, il n’y en aura plus que 50 sur chacune. Or ceci est faux : créer une voie, c’est appeler de nouvelles autos à entrer dans le circuit ; Maintenant toutes les expériences, tous les calculs vont dans le même sens. Il y a induction de croissance. Le réseau routier n’a plus ici pour objet de répondre à une demande mais de la créer (…) La logique est celle de l’accroissement de marché de l’automobile, alors qu’il se donne l’apparence d’être au service d’une logique de satisfaction des besoins de transports (…) Il s’agit d’assurer par des infrastructures un développement important de la circulation.”

    références de l’auteur :
    J.C. Ziv. An history of urban strasportation. Planning in the U.S. . Cornel University
    J. Dupuy. Urbanisme et technique; Centre de recherche d’urbanisme

    Nota : Jacques Ellul a été sociologue des techniques;

  4. Thibaut SIEBERT dit :

    Ouf , le nouveau ministre de l’écologie a été lucide.
    Plutot que de protéger quelques propriétaires de villas du Kochersberg qui souvent ont acheté leur propriété à vil prix car située à proximité d’un tracé GCO projeté depuis presque 40 ans (ccomme cela est décrit sur ce site) , il a choisi de privilégier la santé des centaines de milliers de Strasbourgeios qui vivent dans une ville coupée en deux par une autoroute à grand trafic.
    Cette fois-ci, les intérèts particuliers ne passeront pas au dessus de l’intérèt public.

    • GCO NON MERCI dit :

      Thibaut Siebert, ce que vous n’avez pas compris c’est que le GCO ne résoudrait pas le problème de la pollution de l’air. Seulement 5% du trafic de l’A35 actuelle serait reporté sur le GCO, ce qui laisserait entre 140 000 et 150 000 véhicules par jour sur l’A35. De plus, les vents dominants étant d’Ouest, les personnes qui habitent près de l’A35 auraient la pollution de l’A35 + celle du GCO (avec des camions supplémentaires venant d’Europe du Nord).

    • Rachel Kuhn dit :

      Plus la perte importante en surface agricole, j’avais oublié.

  5. Rachel Kuhn dit :

    Le GCO n’impactera pas que quelques propriétaires du Kochersberg, mais des dizaines de milliers de personnes, des espèces animales, dont certaines très rares, il détruira des lieux de promenade et impactera aussi le patrimoine culturel de l’Alsace en ruinant les jardins du château de Kolbsheim. Et tout ça pour quoi ? Quelques véhicules en moins sur l’A35 et encore, seulement pour quelques années.

  6. KOHN dit :

    Au rythme de la spéculation foncière qui fera jaillir des collectifs sur les surfaces occupées par quelques petites fermettes, qui fera se doubler en population nos villages déjà bien peuplés, le GCO sera bien vite bordé de part et d’autre par des ensembles immobiliers gros fournisseurs de véhicules automobiles. Nous allons à grands pas vers une véritable congestion propice à la shangaïsation de l’espace alsacien. – sauvegardons notre espace rural, interdisons le stationnement des véhicules dans nos villages, limitons les vitesses intra urbaines à 30 kmh, développons les transports collectifs, favorisons les aires piétonnes et les pistes cyclables, et tout ira mieux.

    Ferdinand Kohn

  7. benoit dit :

    le gco pourquoi pas mais 100% souterrain.
    quel est l’intérêt dans une département de 30km de large de massacrer l’espace vital.

    à défaut le mettre sur pilotis et minimiser les impacts au sol.

    idem pour le trafic de la35. une nouvelle voie souterraine comme pour Boston.

    ce projet est une connerie sans nom réalisé sur le dos du kochersberg

  8. jomil dit :

    je suis POUR le GCO. J’ai lu avec attention vos 10 propositions et je n’en ai trouvé aucune pour aider les pro de la route tels que les routiers, commerciaux ou autre pro du bâtiment. Ce sont des secteurs entiers de l’économie qui ont besoin de cette infrastructure. A titre personnel j’effectue quasiment 100 000km/an et c’est un cauchemar de se déplacer en Alsace. De ce que j’ai pu lire et entendre les anti-GCO sont constitués de gens qui défendent leurs petits intérêts personnels (et qui utilisent au passage des arguments en faveur du bien commun – la bonne blague), et de défenseurs de l’environnement (moins nombreux j’ai l’impression, qui viennent de toute la France et qui ne se préoccupent pas des gens qui souffrent au quotidien dans les transports). Quelle légitimité ont ces gens face à une majorité silencieuse qui, j’en suis persuadé, souhaite ce GCO ? Il serait peut-être judicieux d’organiser un référendum en Alsace et de le respecter (pas comme à Notre-Dame des Landes !) Ceci serait probablement la meilleure expression de la démocratie que vous sembler tant chérir
    Je tiens à préciser que je suis bien entendu ouvert à toute proposition

    • GCO NON MERCI dit :

      Bonjour Jomil, Nous comprenons bien votre préoccupation, mais justement le GCO ne permettra pas de résoudre les problèmes de bouchons autour de Strasbourg. Vous êtes peut-être pour le GCO mais celui-ci ne vous aidera pas pour vos déplacements puisqu’il restera 150 000 véhicules par jour sur l’A35 actuelle et qu’il y aura des camions supplémentaires venant d’Allemagne et du Luxembourg sur le GCO.

      • camions+ dit :

        Motion B9-Bienwald à l’occasion du Spitzentreffen à Annweiler

        Les ponts rhénans sont les points névralgiques du réseau de circulation de la Région Métropolitaine Trinationale (RMT). Ce sont justement les futurs réfections des ponts rhénans avec fermeture temporaire complète entre Gambsheim et Rheinau ou à Wörth qui montrent l’importance de tenir les ponts fonctionnels et de mettre à disposition suffisamment d’alternatives. Car s’il en arrivent aujourd’hui des handicaps, des détours ne sont possibles qu’avec des efforts et pertes de temps extrêmement grands.

        C’est donc une bonne nouvelle, que les procédés d’approbation du projet de construction d’un deuxième pont rhénan entre Karlsruhe et Wörth –par le biais de la route nationale B 293 -vont être finalisés des deux côtés du Rhin vraisemblablement en automne 2017. Ainsi, ce projet central pour l’économie du Rhin supérieur peut être abordé concrètement.

        A côté de ce deuxième pont rhénan près de Wörth une connexion routière sûre et performante entre l’autoroute A 35, axe principale du trafic en Alsace, et l’autoroute A 65 du côté allemand est primordial pour la compétitivité dans la partie nord du Rhin Supérieur (PAMINA). Cependant le tracé (à payage) existant de la route nationale B 9 entre Lauterbourg et Kandel, passant par le Bienwald, est depuis des décennies le chas d’aiguille dangereux qui freine la mobilité et l‘échange transfrontalier des états du rhin supérieur: France, Allemagne et Suisse.

        Pour cette raison, les Présidents des CCIs de la Région Métropolitaine Trinationale du Rhin Supérieur demandent un élargissement rapide de cette partie sud de la route nationale B 9. La région a besoin d’une connexion routière sûre, performante et sans carrefours à même niveau entre le réseau d’autoroutes allemand et francais.

        Annweiler, den/le 26 Juni/juin 2017

        Le Président de la CCI Grand Est

        Gilbert STIMPFLIN

        Le Président de la CCI Alsace Eurométropole .

        Jean-Luc HEIMBURGER

        Die Präsidentin der Handelskammer beider Basel

        Elisabeth SCHNEIDER-SCHNEITER

        Der Präsident der IHK Hochrhein-Bodensee

        Thomas CONRADY

  9. Besnier dit :

    CGO, encore un projet dépassé, absurde et incohérent avec la poilitique de transition écologique du gouvernement. Outre les conséquences déjà connues; éffondrement de la biodiversité, impermabilité des sols, pollution visuelle, participation à l’augmentation de rejet C02 car ce projet d’autoroute va purement et simplement être une incitation à l’augmentation du traffic routier. Mais une autre conséquence extrèmement dangereuse se profile à l’horizon, la destruction de terres agricoles fertiles, pourvoyeur de notre souveraineté alimentaire, un patrimoine collectif et une assurance pour un avenir qui ce veut de plus en plus incertain. Partout dans le monde les terres fertiles diminues à un rythme effrayant liée au rechauffement climatique et amplifié par l’artificialisation des sols. En France un département est noyé sous le béton tous les six ans. Selon les estimations nous serions 12 milliards d’habitants en 2050, comment allons-nous nourrir toute cette population? De grands mouvements migratoires sont à prévoir dans les années à venir et on déjà commencés, notamment dans le sahel où les populations remontent vers le Nord à la recherche de terres plus fertiles car les leurs sont devenues incultivables. En France nous avons encore de très bonnes terres avec une pluiviométrie favorable à la culture, Un chance inouie. Chaque hectare de terres bétonné augmentera le risque, d’inflation des denrées alimentaires, de famine et de conflits mondiaux. Je vous suggère de contacter Claude Bourguignon, ingénieur agronome, qui pourra bien vous expliquer le problème.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *