Les vertus thérapeutiques du GCO ?

Depuis quelques mois et avec une insistance un peu plus prononcée ces dernières semaines dans leurs déclarations publiques, les élus et personnalités en faveur du GCO argumentent de la nécessité de celui-ci afin d’améliorer les conditions de santé publique. Après avoir échoué à nous faire croire que le projet allait résoudre l’accessibilité de Strasbourg, voilà qu’il en deviendrait thérapeutique.

« Le GCO permettrait de réduire le nombre d’AVC en Alsace ? »

Sylvain METZ, président de l’Association pour la Défense de la Qualité de Vie à Duttlenheim (ADQV) et membre de notre collectif, s’interroge : « le GCO permettrait de réduire le nombre d’AVC en Alsace ? ». En effet, l’inhalation des particules fines (diesel) augmente les accidents cardiovasculaires – ce fait n’est pas contesté au regard des études réalisées et publiées dans la presse – concernant le GCO, une petite analyse s’impose :

d’après les chiffres officiels, il capterait entre 4 et 6 % du trafic de l’A35, les populations riveraines de cette dernière ne percevraient pas la différence. Par ailleurs sur l’A351 (autoroute de Hautepierre), toujours selon les chiffres officiels, il y aurait un accroissement de 14 000 véhicules par jour. Le système cardiovasculaire des habitants de Hautepierre est-il plus résistant que ceux de l’A35 ? De plus, le GCO passerait à 300 m d’un collège de 500 élèves et de nombreux terrains de sport de plein air. Le chantier en lui-même générerait également un nombre considérable de particules, les pelleteuses, bulldozers et les centaines de camions fonctionnent tous au mazout. Une fois en service, le report de trafic de l’A5 allemande vers l’A35 finira d’achever les plus résistants – ironise-t-il dans le courrier des lecteurs des DNA du 02 décembre.

La circulation automobile a des conséquences néfastes sur la santé !

Francis Rohmer, membre également de notre collectif, relève dans un courrier envoyé aux courriers des lecteurs des DNA, l’incohérence de Monsieur Marx, dans la rubrique “point de vue” paru dans les DNA du 25 novembre :
M. Marx nous explique longuement les conditions néfastes sur la santé générées par la circulation routière. Sur ce point, il a totalement raison.
Mais alors, comment peut-il arriver à la conclusion que la création d’une nouvelle autoroute (le GCO) doit être réalisée au plus vite ? Une sacrée contradiction ! Et c’est particulièrement inquiétant à la lecture des multiples responsabilités exercées par M. Marx, à la CARSAT, à la CPME et à la CCI.

Réduisons d’abord la circulation routière, notamment des camions, et il ne sera plus utile d’investir dans une nouvelle autoroute.

Le GCO reste une mauvaise solution à de vrais problèmes !

Le GCO serait un médicament…
Bon aller, vous prendrez bien 2 fois par jour un suppositoire par voie orale !

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