Sur les ponts pour dire NON au GCO, OUI à des mesures alternatives

Sur les ponts pour dire NON au contournement des problèmes strasbourgeois !

Mardi 10 avril, des militants du collectif étaient sur plusieurs ponts aux entrées de l’Eurométropole strasbourgeoise pour interpeller les automobilistes : « NON au GCO – OUI à l’Écotaxe ». Le collectif, par cette action, revendique une fois encore le fait que le GCO est une mauvaise réponse à de vrais problèmes. Pour lui, seules des mesures alternatives telles que la mise en place d’une redevance poids lourds ou “Écotaxe” pour équilibrer les taxes des deux côtés du Rhin et éviter le report de trafic de transit d’Allemagne vers l’Alsace, sont des solutions interactives sur le trafic pouvant permettre de le faire baisser.

RAPPEL

Le collectif est opposé au contournement Ouest de Strasbourg PARCE QU’IL NE RÈGLE RIEN DES PROBLÉMATIQUES liés à la saturation des axes routiers en direction de l’Eurométropole, notamment sur la portion de l’A35 traversant Strasbourg.

Cette saturation entraînant des bouchons s’explique par :

  • un trafic pendulaire, maison – boulot / boulot – maison,  le matin entre 7h et 9h et le soir entre 17h et 19h, en semaine, hors période de vacances scolaires ;
  • ou lors des journées de mauvais temps, surtout lorsqu’il pleut, dû à l’augmentation des accidents.

Le GCO, selon le rapport officiel du CGEDD remit en 2013, absorberait entre 6 et 14% du trafic. Il restera toujours 145 000 véhicules/jour semaine dont les deux tiers des 16 000 camions enregistrés au niveau de Cronenbourg (chiffre 2011). Le transit ne représentant qu’un tiers du trafic poids lourd.

Alors pourquoi les élus s’obstinent tant à vouloir le GCO ?

Les raisons sont ailleurs. Le président et vice-président de la CCI ont intérêt à voir les travaux se faire. Ils ont menti sur le désengorgement de Strasbourg. Des élus sont également complices. Le GCO a pour objectif de favoriser le transport de marchandises dans un axe nord/sud et donc, d’attirer encore plus de poids lourds de transit, transformant l’Alsace en couloir à camions. A l’arrivée, si le GCO se réalise, seul Vinci sortira gagnant-gagnant grâce à la concession signée pour 54 ans, lui garantissant un revenu par le péage. S’il devait ne pas atteindre ses objectifs, ce sont les collectivités, c’est-à-dire vous et nous, qui mettront la différence.

RIEN N’EST ENCORE PLIÉ !

Vinci n’a pas les autorisations pour le démarrage des travaux. Le feu vert de l’État donné en janvier est une annonce purement politique. C’est l’enquête publique actuellement en cours qui validera ou non l’autorisation. Et quand bien même Vinci obtienne l’autorisation, différents recours juridiques et européens peuvent arrêter le projet. Il y a déjà eu des précédents.

QUELQUES IMAGES DE L’ACTION « PONT »

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