« Grands projets et démocratie : un guide pour l’action » financé par Vinci !

Une agence financée par Vinci qui sort un rapport pour défendre les grand projet comme remède à préserver la biodiversité et prendre l’exemple du GCO où Vinci se présente comme un sauveur du Grand Hamster d’Alsace…..On croit rêver ! Du Gorafi ???? Ah propagande quand tu nous tiens !!! …

L’entreprise Vinci est décriée par les défenseurs de l’environnement. Elle est souvent pointée du doigt sur ses méthodes pour obtenir et s’assurer des projets. Ce n’est pas tant le fait qu’une société cherche à gagner de l’argent qui pose un problème, mais la manière pour y parvenir. Chez Vinci, le soleil ne se couche jamais sur son empire.

Pour tromper son monde, voir duper l’opinion publique, dans l’air du temps, elle s’est construit une façade « écologiquement correcte ». Le groupe, au travers de ses fondations Vinci autoroutes et Vinci pour la cité, utilise celles-ci pour financer des projets en faveur de l’environnement ou à caractère sociaux, d’associations ou agences diverses. Ainsi, elle s’achète une vertu. Mais l’argent, n’efface pas tout.

C’est le cas pour La Fabrique de la Cité.
L’agence se présente comme un acteur dans la réflexion de l’aménagement de territoire. Sauf qu’avec Vinci comme mécène, l’impartialité est compromise.


La Fabrique de la Cité, une agence indépendante ? Pas vraiment !

L’organisme a sorti un rapport en décembre 2020 : « Grands projets et démocratie : un guide pour l’action », dans lequel il fait le point sur deux année d’étude, dont la visée était “d’interroger le lien entre grands projets d’infrastructures et d’aménagement urbain et démocratie. Cette initiative est née du constat d’un décalage grandissant entre le besoin d’infrastructures et le rejet dont certains grands projets urbains font l’objet.”est-il expliqué sur leur plateforme internet.

Un rapport dans lequel la bataille contre le GCO est pris pour exemple et où Vinci se présente comme le sauveur du Grand Hamster d’Alsace, avec une autoroute “verte”… bla bla bla …


D’un côté le document légitime la contestation et de l’autre, face aux enjeux climatiques, l’aménagement du territoire reste nécessaire. Une nécessité au service de Vinci, car ce document pourrait avoir un intérêt éventuel à condition d’être produit par un organisme indépendant. Or, vu que Vinci est le mécène de la Fabrique de la Cité, quelle valeur peut-on créditer à ce rapport ? Aucun, sinon celui de servir les intérêts de l’entreprise dont l’écologie, même si contraignante, n’a de valeur que si elle peut lui rapporter encore plus de profils.

Grands projets et démocratie : un guide pour l’action (PDF)

Dans ce rapport, ce qui nous dérange c’est d’utiliser la lutte contre le GCO comme exemple sociétal dans lequel il présente Vinci comme le sauveur du Grand Hamster d’Alsace, là où son autoroute détruit une grande partie de son habitat naturel. Une entreprise qui déploie une communication offensive sur ce qu’elle entreprend en matière d’écologie, oubliant au passage les méthodes qu’elle utilise pour obtenir ses projets, du lobbying qu’elle use pour infléchir la législation environnementale. Et puis dans notre cas : depuis quand une autoroute est-elle bonne pour l’environnement ?

LA REALITE :

Vinci finance une agence qui met son expertise au service de l’aménagement du territoire. En réalité, cette expertise sert les intérêts de l’entreprise et sa vision économique, tout en mettant en avant des initiatives en matière d’écologie. L’objectif reste le profit. Le bémol : la manière pour y parvenir !