[revue de presse] GCO : Un viaduc pour enjamber la Bruche au dessus du jardin à la française du Château de Kolbsheim

 

Un article paru le 17 juin 2016 sur :

signé Laurent Miguet

et intitulé : “Trois candidats pour le viaduc du grand ouest strasbourgeois

“Le jury réuni par Vinci choisira le 22 juillet le lauréat du concours pour le viaduc de la Bruche, situé en contrebas d’un site classé entre Ernolsheim et Kolbsheim (Bas-Rhin). Le concessionnaire des 24 km d’autoroute du grand contournement ouest de Strasbourg se prépare à exécuter le projet d’une des trois équipes suivantes : JNC international, Alain Spielman-Arcadis, Lavigne & Cheron – JDM Paysagistes.”

“Unique exemple alsacien d’association entre un château du XVIIIe siècle et un jardin à la française, le domaine de Kolbsheim s’attend à perdre sa vue sur la plaine de la Bruche. A l’extrémité du site classé de 11 hectares, qui intègre depuis 2006 les jardins à l’anglaise en bas de la propriété, un viaduc de 485 m de long traversera la rivière, entre deux remblais qui totaliseront 1 km. L’ouvrage permettra aux automobilistes de s’affranchir des 25 mètres de dénivelé de la côte de Kolbsheim.”

 

Le bureau d’étude Egis environnement avait identifié le site comme “le plus sensible du tracé du grand contournement ouest, sur le plan paysager.”

Un concours de maitrise d’oeuvre a été ouvert, “dans le cadre des financements du 1% paysage”. Sur 11 dossiers présentés, 3 groupements d’architectes et paysagistes ont été pré-sélectionnés; Vinci choisira l’un d’eux le 22 juin 2016.

 

L’article cite ensuite les propos de Jean-Marie Grunelius, propriétaire et gérant du château.

“« En dépit de la doctrine officielle de l’Etat, ce projet ne suscite ni évitement, ni compensation, ni réduction ». Le copropriétaire concède qu’entre les multiples contraintes topographiques et économiques, le tracé ne laissait guère de marge de manœuvre. Il déplore le signal donné aux automobilistes alsaciens, à rebours des politiques d’incitation aux modes doux et aux transports publics : une analyse qu’il a longtemps partagée avec le maire socialiste de Strasbourg Roland Ries, dont le retournement d’opinion a joué un rôle décisif dans le lancement et l’aboutissement de la seconde procédure de concession qui a suivi l’élection présidentielle de 2012.”

 

Mais les opposants n’ont pas dit leurs derniers mots :

“Pendant que Vinci accélère la préparation du chantier de 553 millions d’euros HT à lancer avant 2018 pour éviter la caducité de la déclaration d’utilité publique, les opposants vident leurs ultimes cartouches : Alsace Nature a déposé un recours contre le décret n°2016-72 en date du 29 janvier 2016 approuvant la convention de concession. La commune de Vendenheim pourrait s’y joindre, et celle de Griesheim-sur-Souffel prépare sa propre procédure. Sans réponse du Premier ministre à son recours gracieux déposé fin mars 2016, Alsace Nature se prépare au contentieux auprès du conseil d’Etat.”