Strasbourg, capitale du vélo, attention poumon en danger !

Le média Pokaa consacre un article sur la pollution de l’air sur l’Eurométropole Strasbourg.

« Strasbourg, capitale de Noël, Strasbourg, capitale du vélo mais Strasbourg à la traîne quand il s’agit de qualité de l’air. Si aujourd’hui notre ville semble être reconnue dans le domaine de l’environnement – 3ème ville verte de France – elle doit tout de même faire face aux professionnels de santé et aux associations qui souhaitent depuis quelques années montrer la réalité de la pollution atmosphérique. Pics de pollution, allergies et maladies représentent le trio magique lié à la mauvaise qualité de l’air dans la capitale alsacienne. », explique le média en introduction de son article, qui est parti à la rencontre de Thomas Bourdrel, radiologue, membre du collectif de médecins « Strasbourg Respire », “pour dépoussiérer la question”

L’article évoque différents aspects de la problématique notamment, la position géographique de Strasbourg : “la ville a un emplacement « de cuvette » entre deux massifs montagneux, les Vosges et la Forêt-Noire.” En précisant un élément météorologique important : “la ville est peu exposée aux vents ce qui permet aux particules fines de stagner dans l’air”.
Le médecin de Strasbourg Respire pointe les insuffisances politiques locales pour améliorer la qualité de l’air autour et dans Strasbourg avec un bémol : à aucun moment, la question du GCO est abordée comme mauvaise réponse à de vrais problèmes, là où différents élus, Ries ou Herrmann en tête, disent que le GCO améliora la qualité de l’air pour les Strasbourgeois, notamment ceux vivant le long de l’A35. C’est vrai en partie, mais ne résout rien sur le long terme.

Article de Pokaa à lire ici :

Les médecins le disent, l’air de Strasbourg n’est pas bon pour nos poumons

AGIR SUR LE TRAFIC EST LA SEULE SOLUTION POUR FAIRE BAISSER LA POLLUTION

Un rapport de l’ASPA, devenu ATMO Nord-Est, sortie en fin 2016, début 2017, constate « une baisse notable des taux de pollution le long de l’A35/A4 » dans l’agglomération de Strasbourg, permettant de respecter les normes européennes de qualité de l’air avec la mise en service du contournement Ouest. Sauf que cette baisse est insignifiante sur la durée puisque le taux de particules fines restera élevé et donc nuisible sur la santé publique sans une réelle action sur la cause du problème : le trafic.
On peut rappeler que la France, avec 5 autres pays européens, est renvoyée devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pour non-respect des normes de qualité de l’air, a annoncé la Commission européenne jeudi 17 mai 2018. En cause, les dépassements constatés dans certaines grandes agglomérations, dont la région parisienne, Lille, Marseille et Strasbourg (résultats quelque peu variables selon les années en fonction des conditions météorologiques).

Selon le rapport (toujours), le long du tracé du GCO, une certaine augmentation des taux de pollution serait constatée, jusqu’à 100 à 200m du tracé selon les polluants.

On ment aux strasbourgeois.

Même si le GCO fait baisser le trafic de 160 000 véhicule/jour semaine à 145 000 véhicule/jour au meilleur des cas en 2020, les prévisions pour 2030/2040 évoquent un trafic dépassant les 200 000 véhicules/jour – Nous sommes autour de 175 000 véhicules/jour semaine pour les dernières données évoqué en 2016.

Non seulement les populations le long de l’A4/A35 ne verront pas leur condition de santé publique s’améliorer, mais le GCO apportera des nuisances, notamment une augmentation de la pollution dans des secteurs relativement épargnés par des taux élevés aujourd’hui, aggravé par une augmentation du trafic poids lourds de transit, le GCO transformant la plaine d’Alsace en couloir à camion.

Sans compter l’augmentation du trafic sur l’axe Ittenheim-Strasbourg, qui verra son trafic passer de 25 000 à presque 40 000 véhicules/jour semaine, saturant un secteur déjà largement encombré et exposant les populations le long de l’A351 (au niveau d’Hautepierre) à des taux de pollution journalière encore plus important qu’ils le sont aujourd’hui.

Dire que le GCO va améliorer les conditions de santé publique, c’est comme demander à un sourde si l’aveugle à vu la couleur du cheval blanc d’Henri IV…