Alerte sécheresse dans le Bas-Rhin : Tout le monde n’est pas concerné !

Depuis le 23 juillet 2020, le Département du Bas-Rhin a été placé en “Alerte sécheresse”, a annoncé jeudi la préfecture. “Des mesures pour économiser l’eau ont été prises alors que Météo-France souligne l’état « extrêmement sec » des sols dans le nord-est du pays”, peut-on lire dans 20 Minutes.

« DES MESURES POUR ÉCONOMISER L’EAU ONT ÉTÉ PRISES » VRAIMENT ? !!

Certains effets du réchauffement sont déjà observables. La baisse des précipitations d’eau de pluie entraîne une diminution des réserves d’eau, cumulée avec des périodes plus chaudes et plus longues, les conséquences sur les populations touchent des territoires jusqu’ici relativement épargnés. C’est le cas de la France et notamment celui du Bas-Rhin.
Pour faire face à la pénurie probable de l’eau, des mesures de restrictions sont mises en place. C’est le cas pour le Département depuis le 23 juillet, une situation déjà évoquée le printemps dernier et qui se répète comme en 2019.

Or, entre professionnels et particuliers, tout le monde n’est pas sur un même niveau d’équité. C’est ce que chacun peut constater en plaine d’Alsace où il est fréquemment observé des arrosages de cultures qui mouillent plus souvent une route que le champ censé être hydraté. Des arrosages en pleine journée, lorsque le soleil tape fort et où l’eau s’évapore. Quel gaspillage ! Où est l’efficacité ? Dans le collimateur, les agriculteurs face aux choix des cultures. Mais ils ne sont pas les seuls !

Les travaux publics sont de gros consommateurs d’eau sur les chantiers de routes. Dans une période d’alerte sécheresse, on peut s’interroger de la nécessité impérieuse de maintenir tel ou tel chantier lorsqu’il est nécessaire d’économiser de l’eau.

Les chantiers du GCO n’échappent pas à la question au regard des grandes quantités utilisées. Une ressource directement puisée dans les rivières et canaux proches. La Bruche est particulièrement sollicitée. De nombreux riverains de ces chantiers sont scandalisés de voir autant de gaspillage. Ce sont des milliers de mètres cubes (m3) utilisés pour arroser de la terre, juste pour éviter de faire de la poussière. Dans un souci d’effort collectif, au nom de quoi les entreprises comme Vinci bénéficiaient-elles d’un passe-droit ? Pourquoi la préfecture ne demande pas l’arrêt du chantier alors que la situation est critique ?

Nous avons interpellé la préfète via twitter (pas de réponse, à ce jour)

Un passe-droit pour Vinci que nous avions déjà dénoncé l’année dernière alors que la canicule pesait fortement sur les populations.