ENQUETE PUBLIQUE GCO – Dossier 2018 – Impacts sur la biodiversité

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Les atteintes à la biodiversité

L’enquête publique sur la demande d’autorisation de VInci en vue d’obtenir l’autorisation de démarrer les travaux de construction du Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO ou COS ou A355) est actuellement en cours (du 14 avril au 11 mai 2018).

Le dossier qui est soumis à enquête porte principalement sur la réglementation relative aux espèces protégées et à la loi sur l’Eau.

Concernant les espèces, il s’agit pour Vinci d’obtenir l’autorisation de déroger au principe de l’interdiction de destruction des espèces protégées et de leur habitat en vertu du code de l’environnement. En effet, en cas de projet d’aménagement, les dérogations sont possibles sous réserve d’obtenir une autorisation par les services de l’Etat.

Dans le cas du GCO, cette autorisation ne pourra être délivrée qu’à l’issue de l’enquête publique actuellement en cours (voir infos ICI)

Toutefois, si la commission d’enquête émet un avis défavorable, l’Etat peut refuser d’accorder cette autorisation

 

Pourquoi, selon nous l’Etat doit et peut donner un avis défavorable

  • le CNPN en juilllet et décembre 2017 a émis 2 avis défavorables sur le dossier présenté par le concessionnaire Vinci/ARCOS.
  • l’Autorité environnementale a également émis un avis très critique sur le dossier, en pointant de nombreuses insuffisances. voir ICI l’avis de l’autorité et son analyse
  • Le gouvernement a lancé récemment un plan pour la préservation de la Biodiversité. Autoriser la construction du GCO reviendrait à renier ce plan.

 

Voici des exemples d’arguments à mettre en avant lors de l’enquête publique :

 

IMPACTS SUR LES FORETS

Sur le tracé du projet de GCO, il y a principalement 2 zones forestières à dominantes humides qui seraient impactées.

Au nord, à Vendenheim, au niveau de la forêt du Krittwald, près des terrains de football, du parcours sportif et du collège de la Providence (château de Sury). Il s’agit d’un massif forestier très ancien parmi les plus remarquables de la région et d’une grande valeur biologique.

Le CNPN regrette le fractionnement par l’échangeur Nord reconfiguré de la forêt du Krittwald. Pourquoi la forêt n’a-t-elle pas été évitée ?

  • 26 ha seraient déboisés pour les travaux dont 17 définitivement ainsi que 5 ha pour les fouilles archéologiques, soit 31 ha déboisés au total
  • 76 ha de forêts seraient achetées dans le but d’une gestion forestière améliorée mais ces forêts existent déjà
  • Il n’y aurait que 4 ha de reboisement.

 

 

Au sud, près de la rivière Bruche, entre Kolbsheim et Ernolsheim, dans le prolongement du parc du Château de Kolbsheim.

Il y a énormément d’arbres quasi centenaires plantés par le grand-père des propriétaires du château après la 1ère guerre mondiale.

 

 

 

 

 

Le CNPN juge que la compensation en milieu forestier est insuffisante.

Pourquoi 31 ha déboisés et à peine 4 ha reboisés ?

 

IMPACTS SUR LE GRAND HAMSTER

  • L’espèce impactée par le projet la plus connue est évidemment le Grand Hamster d’Alsace, mammifère LE PLUS MENACE de disparition en France .
  • On qualifie souvent le grand hamster d’espèce parapluie, non pas parce qu’il fait la pluie et le beau temps au niveau de la gestion des terres (quoique…), mais parce qu’il est un baromètre de la naturalité de l’espace où il vit : si le grand hamster disparaissait, beaucoup d’autres espèces disparaîtraient aussi !
  • Alors pourquoi la destruction de 115 ha de son habitat par le GCO et le morcellement de son habitat laisseront un impact résiduel aussi fort ?
  • De plus, pourquoi certains passages pour la faune sous l’autoroute seraient-ils tellement éloignés que cela dépasserait la distance que le grand hamster parcourt en un an ?
  • C’est l’espèce pour laquelle le plus d’efforts ont été faits au niveau de la compensation mais les impacts réels de l’aménagement foncier (remembrement) à venir sur 10.500 ha ne peuvent pas être connus à l’avance. Comment les compenser ?

 

IMPACTS SUR LE CHAT FORESTIER

Le chat forestier (ou sauvage) est l’autre mammifère particulièrement protégé que l’on rencontre  dans la forêt du Krittwald au nord.

Il bénéficie d’un Plan National d’Action (PNA).

Pourquoi le GCO empiète-t-il autant dans cette forêt où il vit ?

 

 

ZONES HUMIDES ET PRAIRIES

Puisqu’il y a une disparition régulière des zones humides, ce sont donc des zones à fort enjeu dans le cadre de ce projet puisque de nombreux animaux en dépendent.

Il y a 145 ha de zones humides dans le périmètre du projet (18 zones).

Vinci claironne dans sa propagande « avoir pour seul mot d’ordre le respect du patrimoine naturel actuel, gage de la richesse future de la biodiversité ».

Pourquoi Vinci /Arcos, qui aurait pu réduire significativement l’impact sur les zones humides de la Bruche en prolongeant le viaduc de Kolbsheim, comme mesure de réduction, préfère visiblement détruire des zones humides en faisant croire que cette destruction peut être aisément compensée, ce qui n’est pas le cas, comme le montre le CNPN ?

Mais selon le CNPN, on n’a aucune garantie de réussite des créations des zones humides et prairies.

 

IMPACTS SUR LA FAUNE DES ZONES HUMIDES – LES AMPHIBIENS

Beaucoup d’amphibiens dépendant de ces zones humides sont fortement vulnérables et très protégés par la loi.

  • 11 espèces d’amphibiens sont présentes sur le tracé de GCO dont les plus protégées sont : le crapaud vert (PNA), Le pélobate brun (PNA), Le sonneur à ventre jaune (PNA)

Le crapaud vert est la 2ème espèce emblématique (avec  le  grand hamster) qui est menacée par le GCO.

Il n’est présent en France quasiment qu’à l’Ouest / Sud-Ouest de Strasbourg (aussi un peu près de Mulhouse et en Corse).

<<<<<<< Crapaud vert – photo prise à Griesheim s/Souffel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sonneur à ventre jaune >>>>

 

 

 

 

 

 

IMPACTS SUR LE CROSSOPE AQUATIQUE

Mammifère menacé par la disparition des zones humides

 

 

 

 

 

 

 

AUTRES HABITANTS DES ZONES ET PRAIRIES HUMIDES

  • Pour mémoire, la quantité d’insectes a diminué de 50% ces dernières années.
  • Plusieurs espèces d’insectes inféodées aux zones ou prairies humides et strictement protégées sont impactées par le projet.

L’agrion de mercure (PNA)        

présent notamment le long du Musaubach, de la Souffel, de l’Avenheimerbach et du Kolbsenbach

 

 

 

 

 

 

 

 

Les papillons  cuivré des marais  >>>>> 

 

 

 

 

 

 

 

et azuré des paluds (PNA) vivant dans les prairies humides.

« Les principaux facteurs de menace sont l’assèchement des zones humides, la disparition ou l’abandon des prairies et les fenaisons pratiquées pendant la période de vol des papillons. La conservation des populations d’Azuré des paluds dépend donc du maintien des espaces prairiaux avec la prise en compte des exigences écologiques de l’espèce. » source CSA