VLIO : « reportée… ou presque », elle n’est plus une priorité !

La VLIO –pour Voie de Liaison Intercommunale Ouest– est reportée aux calendes grecques ou presque. Cette voie routière, une sorte de mini GCO censé desservir les communes à l’Ouest de Strasbourg encombrées par le trafic pendulaire que le GCO contourne, nous aurait ramené aux années 70. Initié en 1973, cette infrastructure n’est aujourd’hui plus d’actualité pour l’Eurométropole de Strasbourg et son exécutif issu des dernières élections municipales.

Pour le collectif, la VLIO, comme le GCO, est une mauvaise réponse à un problème réel.

Une page se tourne…

Pour Alain Jund, vice-président en charge des mobilités, transports, déplacements et politique cyclable, « des alternatives ont été engagées depuis un an : trois lignes de tram, le Transport à la demande, le Réseau express Metropolitain, les 13 gares, le TSPO… Il est vrai que face à l’urgence climatique et aux enjeux de santé publique et de pollution de l’air, l’actualité n’est certainement pas en la construction d’une nouvelle infrastructure routière. Une page se tourne… », écrit-il sur son compte Facebook.

Aux calendes grecques, ou presque…

Sur la décision de la présidente de l’Eurométropole, Pia Imbs “souligne aussi la nécessité de tenir compte des évolutions prochaines à court et moyen terme, qu’il s’agisse du vaste programme de développement des transports en commun, de la Zone à faibles émissions (ZFE) ou encore de la mise en service l’an prochain du contournement autoroutier. Mais la présidente estime surtout qu’il faut élargir la focale. « La VLIO est l’un des outils dans un contexte de forte urbanisation de l’arc ouest, dit-elle. Est-ce que l’on souhaite faire de l’arc ouest un quatrième pôle urbain, avec une urbanisation prévue dans le PLUI, ou alors souhaitons-nous aller vers plus de sobriété foncière ? La VLIO est une réponse possible, mais j’ai souligné qu’il y a toute une série de préalables qui doivent être obtenus »“, rapporte les DNA dans leur article La VLIO reportée aux calendes grecques, ou presque.

Lors de la première enquête publique en 2001 à Oberhausbergen. Photo – archives DNA