Soutien aux décrocheurs en procès à Strasbourg
Deux militant⋅e⋅s ANV COP21 comparaîtront devant le tribunal le 22 octobre pour avoir participé au décrochage d’un portrait du président Macron. Soutenons-les !
Deux militant⋅e⋅s ANV COP21 comparaîtront devant le tribunal le 22 octobre pour avoir participé au décrochage d’un portrait du président Macron. Soutenons-les !
Au 27 août 2020, malgré les quelques pluies enregistrées ces deux dernières semaines, la situation hydrologique en Alsace reste mauvaise, notamment critique autour des chantiers du GCO.
L’édition 2020 du Camp Climat, s’est déroulée entre le jeudi 20 et dimanche 23 août sur deux sites : l’Euroasis à Strasbourg et la Maison des Sociétés à Schiltigheim.
Un courrier des lecteurs paru dans les DNA en juillet, évoque la problématique des pompages d’eau dans la nappe phréatique de la Plaine du Rhin. Cela fait écho aux 4 forages qu’utilisent Vinci pour le chantier du GCO.
Une centaine de militants écologistes alsaciens ont rendez-vous à Schiltigheim et à l’Euroasis du jeudi 20 au dimanche 23 août. Ils doivent se former à différentes techniques pour améliorer l’efficacité et l’impact des actions écologistes à venir. « À quoi bon lutter ? » Des militants à la recherche d’impact au « Camp climat » – source campclimat.eu
Face à la sécheresse et les restrictions d’eau, entre ce que prétend l’entreprise pour le chantier du GCO, ce que dit imposer la préfecture et la réalité constatée sur le terrain, il y a manifestement un gros décalage qui profite à… Vinci !
Le manque d’eau dans le département, ce n’est pas un fantasme d’écolo bobo, à l’exemple de la rivière Le Giessen, Le bassin de la Bruche passe du seuil d’alerte renforcée à la situation de crise…
Le passe-droit de Vinci sur les chantiers du GCO, illustre le manque d’anticipation et de logique des pouvoirs publics qui agissent dans l’urgence sans prendre la mesure des risques qui pèsent sur l’eau, dans un contexte de sécheresse qui se répète…
Le bassin de la Bruche est passé en alerte renforcée depuis le 6 août. Pour Vinci, aucune interdiction de poursuivre les pompages d’eau pour arroser la terre sur les chantiers du GCO. Une situation incompréhensible…
Entre le 25 juillet et le 2 août, 182 857 litres d’eau par jour ont été prélevés sur un point de pompage. Nous étions à 23 000 litres par jour sur 9 mois avant le 25 juillet. Quand on sait que la consommation moyenne par habitant est de 148 litres, nous vous laissons juge…
Limiter les sécheresses à répétition est possible. Seulement, le manque d’anticipation des pouvoirs publics est lourde de conséquences. Ce n’est pas faute d’avoir été mis en garde par les ONG. Cela montre également le décalage qui existe entre les discours d’intention et la réalité sur le terrain.
Plus de six millions de litres estimés d’eau, prélevés sur un point de pompage proche d’un des chantiers du GCO, en neuf mois. Tout ça, pour arroser de la terre ! Que fait la préfecture en prévention face à l’alerte sécheresse ? Rien !
Alors qu’une nouvelle alerte sécheresse vient d’être enclenché dans le Bas-Rhin afin d’économiser l’eau, se pose la question du passe-droit de Vinci sur les chantiers du GCO.
La France a été condamnée à 10M€ d’astreinte par semestre pour son inaction vis-à-vis de la pollution de l’air. Ce n’est pas assez, ni contraignant… Avec le GCO, nous savons de quoi nous parlons !
Le PDG de Vinci martèle à qui veut l’entendre que son entreprise est vertueuse, soucieuse de l’environnement et n’hésite pas à mettre en avant les fondations de l’entreprise qui « oeuvrent pour le bien de tous ». Sauf que, sur le terrain, l’entreprise est loin d’être respectueuse de l’environnement. Les fondations servent simplement à s’acheter une virtuosité…
Mettre en (dé)route,
un enjeu stratégique !
NOUS SOMMES FORCE DE PROPOSTIONS !