A31bis (Toul – Luxembourg) : l’autre projet autoroutier du Grand Est !

Ils étaient présents lors de notre grande manifestation du 15 octobre dernier, un groupe de militants opposés au projet de l’A31bis entre Toul et Luxembourg avaient fait le déplacement par solidarité. Mais qu’est-ce que l’A31bis ?

L’A31bis – TOUL / LUXEMBOURG – C’EST QUOI ?

A l’origine, le projet s’appelait A32. Il était très semblable à celui de l’A45 entre Lyon et Saint-Étienne. Un projet d’autoroute entièrement payante et continue qui s’étendait sur 115km entre Toul et Thionville.
Dès les années 1990, l’A32 a suscité une forte opposition et une remise en question de son utilité. En 2010, après un travail acharné et suite au Grenelle II, l’A32 est officiellement abandonnée, exceptés ses deux tronçons extrêmes. En 2015, ces restes sont remis à l’ordre du jour, sous le nouveau nom d’A31bis. Il devient “l’autre projet autoroutier du Grand Est”.
Dans ce nouveau projet, semblable au GCO, il est question de réaliser deux tronçons neufs : l’un, entre Toul et Dieulouard en Meurthe-et-Moselle et l’autre, pour contourner par l’Ouest Thionville en Moselle. En plus, il est également prévu l’élargissement de l’A31 existante, moyennant transformation de celle-ci en autoroute payante avec une mise en concession de l’ensemble du tracé. Le coût total de l’opération est estimé entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros. En dépit d’un Débat Public très critique au projet, l’Etat a validé le projet en février 2016, ouvrant tout de même à la possibilité de modifier le projet à la marge.
carte issue du débat public achevé le 30 septembre 2015 – a31bis.debatpublic.fr
Depuis le départ, alors qu’il était question de construire l’A32, les critiques des associations et citoyens portaient sur l’absence de réelle volonté à prendre en considération les alternatives pour sortir de la logique « du tout voiture » : plus de routes amènent plus de voitures et donc, la recherche de solutions pour résoudre les difficultés de trafic sont négligeables alors que l’’accaparement de terre lui, est irréversible. Les problèmes identifiés sur l’A31 pouvaient être résolus par des moyens plus durables et respectueux du territoire lorrain.

Une opposition qui s’organise !

Aujourd’hui, il existe deux foyers de contestation, situés respectivement au niveau des deux tronçons neufs en projet :

  • Au nord, à Florange, pour éviter qu’une autoroute, le Contournement Ouest de Thionville, ne soit construite en plein ville. Et s’opposer également à la mise à péage de l’A31 au nord de Thionville.
  • Au sud, c’est le barreau autoroutier entre Toul et Dieulouard pour contourner Nancy par l’ouest qui voit une opposition dont les similitudes avec le GCO sont frappantes (rapportent les opposants au projet).
Plus globalement, comme ‘GCO non Merci’, un collectif regroupe une quinzaine d’associations opposées à l’A31bis, implantées tout le long du sillon lorrain. Pour vous informer, il existe plusieurs pages facebook :  “A31 bis: non au Contournement Ouest de Thionville” (NON au COT),  “A31bis ?” ou encore “Contre les péages sur l’A31“. Pour ce qui concerne l’opposition à la traversé de Florange, les opposants ont un blog que vous trouverez ici.

DES LIENS ETABLIS ENTRE NOS LUTTES

Dans l’esprit de la Convergence des luttes, des liens ont été établi en début d’année à l’occasion de l’événement « La Réserve du Bishnoï » des 2 et 3 avril où une délégation d’AGGIR, COB21 et Paix Florange, membre du collectif d’opposants, était présente le samedi. Depuis, des contacts réguliers existent et c’est en plus grand nombre qu’ils sont venus manifester à nos côtés le 15 octobre dernier lors notre grande manifestation pour les alternatives au GCO, dans un esprit de solidarité. Merci à eux !

TOUS unis contre le #GCO – samedi 15 octobre 2016
Deux banderoles… Deux luttes : celles du GCO et de l’A31bis !

 

 

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