Écologistes et Gilets jaunes veulent reprendre la main sur les autoroutes privatisées

AUTOROUTE – En France, la majorité du réseau autoroutier a été concédée à des sociétés privées, dont les géants Eiffage, Vinci et Abertis. En démantelant ce service public, l’État français s’est privé de dizaines de milliards d’euros de revenus qui auraient pu financer, par exemple, le ferroviaire ou les transports en commun.

REVUE DE PRESSE – En France, la plus grande partie du réseau autoroutier — plus de 9.100 km — a été concédée à des sociétés à capitaux privés ou publics, qui entretiennent et exploitent les autoroutes. En contrepartie, elles perçoivent l’argent des péages. Or, l’État français, qui était propriétaire de ces sociétés, s’en est progressivement désengagé à partir de 2002, au moment où les autoroutes commençaient à devenir rentables. Il s’est ainsi privé de dizaines de milliards d’euros de revenus qui auraient pu financer, par exemple, le ferroviaire.

Ces derniers mois, une commission d’enquête sénatoriale, saisie par le groupe centriste, s’est penchée sur le contrôle, la régulation et l’évolution de ces concessions autoroutières. Ses conclusions devraient être adoptées et publiées ce mercredi 16 septembre. Selon les informations de Reporterre, la commission devrait recommander un contrôle et un encadrement précis de ces contrats et formuler des propositions pour que l’État ait plus de poids dans la relation avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes.

Car de poids, l’État n’en a plus beaucoup dans le domaine, pourtant décisif pour la circulation des citoyens en l’absence d’un réseau ferré dense.[…]” – lire la suite ici :

A Strasbourg, avec le contournement Ouest de Strasbourg, Vinci cherche à capter le trafic des camions pour s’assurer des revenus viables pour son autoroute à péage. Désengorger l’A35 qui traverse la capitale alsacienne et contribuer à faire baisser la pollution, ne sont pas ses préoccupations.