Les Grévistes mettent un terme à leur grève de la faim mais pas à la lutte

Ce mardi 20 novembre 2018, les grévistes de la faim contre le GCO ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont annoncé qu’ils arrêtaient la grève.
Après 30 jours de jeûne complet, les risques d’atteinte grave à l’organisme se rapprochaient et pour éviter que l’une ou l’autre personne soit mise en danger, ils ont choisi de s’arrêter collectivement.

Voici le texte qu’ils ont rédigé pour annoncer l’arrêt de cette action :

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Communiqué de presse
mardi 20 novembre 2018,
à l’Eglise St Michel de Bischheim

LES GREVISTES METTENT UN TERME
A LEUR GREVE DE LA FAIM, MAIS PAS A LA LUTTE

Aujourd’hui, 20 novembre 2018, nous avons décidé d’arrêter notre Grève de la Faim.
Nous en sommes au 30è jour sans manger, ne buvant que de l’eau ou de la tisane. La 5è semaine qui a débuté est le moment où le risque d’atteinte aux organes nobles s’aggrave vraiment.Face au silence assourdissant des autorités et à la violence des passages en force sur le terrain de VINCI et de ses opérateurs,
Face à l’écho insuffisant dans les médias,
Face à l’inertie d’une majorité d’élus,
la grève de la faim est apparue comme l’action, extrême mais nécessaire, pour obtenir un Moratoire assorti d’une mission de médiation.Nous avons choisi une action violente envers nos corps mais non-violente envers nos protagonistes. Mais leur attitude, leur fin de non recevoir ne valent pas qu’on mette plus encore notre vie en dangerLe Président de la République, à qui nous avons demandé de nous rencontrer, ne nous a pas témoigné le moindre signe d’attention.
Il est vrai que nous avons placé la barre très haut en nous adressant directement à lui mais le fait est que tous les échelons intermédiaires sollicités ne nous ont opposé qu’un discours convenu, fallacieux voire mensonger dans ses argumentations, jusqu’aux décisions de justice où il était difficile de ne pas voir la main directe des promoteurs du projet. Nous voulions ainsi offrir au «champion de la terre» l’opportunité d’accorder ses actes à ses paroles.
Mais aujourd’hui, nous désespérons de nos dirigeants dont les actes n’hésitent pas à sacrifier la vie des citoyens, l’avenir de nos territoires à la seule voracité financière des multinationales et de leurs sous-traitants !

Notre grande victoire est que les frontières virtuelles de notre combat ont sauté !
Des médias, des réseaux sociaux ont relayé les problèmes graves que soulève le GCO. Des citoyens d’Alsace, de la France entière et au-delà, des élus des communes, des députés, des sénateurs, des parlementaires de l’Union Européenne ont découvert notre combat et nous soutiennent.

Au-delà de la grève de la faim, notre motivation est d’autant plus grande pour nous opposer encore à ce projet néfaste – l’inventivité pour cela est de notre côté ! –  mais aussi pour « reconquérir le territoire » de la vie, de la biodiversité et promouvoir de nouvelles mobilités porteuses d’avenir.

Pour télécharger le texte en pdf, cliquer ICI

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Pour autant, la lutte contre le GCO ne s’arrête pas là. Les actions vont se poursuivre dans les jours et semaines à venir.
Nous allons continuer d’essayer de convaincre la population, les médias (nationaux notamment), les élus, …
et nous nous retrouverons sur le terrain.

Par respect pour ce que les grévistes de la faim ont fait et enduré, il nous appartient à tous de relever le défi et de faire tomber ce projet d’une manière ou d’une autre. Nous devons être de plus en plus nombreux à nous engager et refuser la résignation.

Merci à eux,
merci d’avance à vous pour votre engagement

Voir également le texte d’Alsace Nature en soutien aux grévistes

Voir aussi la vidéo ci-dessous

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