Mobilités : création d’une SPL pour gérer le futur REM

Le projet de Réseau express métropolitain (REM), ce “RER” autour de Strasbourg, l’une des solutions de notre livret « 10 solutions pour faire sauter les bouchons », travaillé et optimisé par ASTUS*, membre de GCO NON MERCI, projet que nous avons déjà évoqué, avance. Après le lancement d’une étude par SNCF Réseau, annoncée en octobre dernier, c’est au tour des collectivités de s’accorder.
Lors du Conseil de l’Eurométropole de Strasbourg du vendredi 7 mai, Alain Jund, Vice-président en charge des mobilités, transports, déplacements et politique cyclable, a annoncé les bases d’un accord avec la région Grand-Est pour la mise en place d’une Société Publique locale (SPL) « Grand Est Mobilité » pour faciliter la gestion du futur réseau express métropolitain.

*ASsociation des usagers des Transports Urbains de l’agglomération Strasbourgeoise – astus.fr

L’Eurométropole de Strasbourg et la région Grand-Est s’accordent

Ainsi, les deux collectivités ont décidé de s’accorder afin de mettre en place progressivement le Réseau express métropolitain (REM) à l’échelle de l’aire urbaine strasbourgeoise pour :

  • permettre une desserte qualitative de l’ensemble des territoire fortement liés à l’Eurométropole de Strasbourg ;
  • améliorer l’ensemble des actions de mobilité relative aux différents modes de déplacements.

Cet accord se traduit d’ores et déjà aussi par la co-élaboration d’un Schéma directeur des mobilités à l’échelle du bassin de vie strasbourgeois, afin d’organiser une transition des mobilités qui garantisse l’atteinte d’objectifs collectivement partagés :

  • baisser de manière drastique les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements des habitants des zones périurbaines ;
  • lutter contre la congestion ;
  • offrir à tou·tes la possibilité de se déplacer et d’accéder aux emplois et aux services.

L’objectif avec la Région, au travers de ce pacte, c’est de concrétiser une desserte à la demi heure des 13 gares de l’Eurométropole (Fegersheim passera de 48 à 78 arrêts, Bischheim de 30 à 70, Graffenstaden de 22 à 61…).

A noter que le Conseil de l’EMS du 7 mai a vu d’autres décisions stratégiques en matière de mobilités pour les prochaines années comme :

  • la finalisation du TSPO (transport en site propre de l’ouest) ;
  • des dessertes en cars interurbains avec une nouvelle amplitude horaire ;
  • le lancement de la concertation pour la nouvelle ligne de BHNS entre la gare centrale de Strasbourg et le quartier Danube ;
  • le choix du tracé pour le tram Ouest vers Wolfisheim : route des Romains puis, rue Engelbreit et le Hohberg, avec une mise en service pour la fin 2025 ;
  • le tramway vers le nord avec deux nouvelles lignes : une ligne vers Schiltigheim/Bischheim et la seconde entre la gare de Strasbourg et le Wacken et les institutions européennes.

Avec le REM, c’est les mobilités qui y gagnent !

Améliorer l’intermodalité pour faire baisser le trafic pendulaire et donc réduire l’impact du trafic routier, voilà un objectif intéressant… dommage que nous ayons à subir le GCO !

Avec la perspective d’un tram à l’Ouest de Schiltigheim reliant Bischheim par la route du général de Gaulle, prémices d’une ligne devant aller jusqu’à la gare de Vendenheim, l’évolution des moyens de déplacement par le transport en commun autour de l’agglomération strasbourgeoise ouvre des perspectives encourageante pour agir sur le trafic pendulaire en offrant une intermodalité plus efficace à des centaines de milliers de travailleurs et écoliers qui se rendent chaque jour sur la capitale alsacienne.


photo article : TER Grand Est B83500, gare Krimmeri-Meinau (67) – © Kevin B. – Wikipedia