[BON A SAVOIR] Le GCO validé contre toute logique environnementale

Première publication le 28 juin 2020 | Mise à jour le 10 décembre 2021

9 avis défavorables successifs et sans effets

31 janvier 20221 : suite à la décision du tribunal administratif de Strasbourg du 23 juillet 2021, ARCOS a l’obligation de revoir le dossier compensatoire de son projet – Dans son nouvel avis, rendu public lundi 31 janvier 2022, mais daté du 27 janvier, l’Autorité environnementale souligne toutefois que le nombre de véhicules empruntant quotidiennement le réseau autoroutier pré-existant, desservant Strasbourg, « restera très élevé, comme par conséquent les nuisances associées ». Elle estime également que « les effets du projet ne respectent pas les objectifs fixés » par les autorités locales et nationales en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tablant même sur « une hausse de ces émissions ». Sur le foncier, alors que « le projet affecte ou détruit les sols sur une superficie d’environ 450 hectares, parmi les meilleurs sols de France », l’AE juge « peu clair » le calcul d’Arcos « de l’ensemble des surfaces de compensation ». Sur ce sujet et sur la conservation des espèces, l’AE juge que la méthode d’Arcos « conduit à sous-estimer les effets réels du projet », et recommande de « reprendre l’évaluation avec des paramètres réalistes ».


23 novembre 2021 : suite à la décision du tribunal administratif de Strasbourg du 23 juillet 2021, ARCOS a l’obligation de revoir le dossier compensatoire de son projet – Réuni le 23 novembre (1), le Conseil national de protection de la nature (CNPN*), comme en 2016 et 2017 formule un AVIS DÉFAVORABLE. Les experts, pointent le manque de considération pour les espèces locales et l’absence d’une présentation des premières mesures engagées, puisque l’autoroute est terminée.

  • avis défavorable CNPN – ARCOS, DAE,

11 juillet 2018AVIS DÉFAVORABLE de la commission d’enquête sur le volet SANEF qui fait suite à l’enquête publique « Loi sur l’eau » concernant l’échangeur Nord du GCO avec l’autoroute A4 et la A35


25 juin 2018 : AVIS DÉFAVORABLE de la commission d’enquête sur le volet ARCOS qui fait suite à l’enquête publique « Loi sur l’eau » concernant la partie principale du tracé du GCO. L’avis défavorable met en perspective l’ensemble des failles de ce dossier si souvent dénoncées par les opposants.


10 mars 2018 : l’Agence Française de la Biodiversité (AFB) rend un AVIS DÉFAVORABLE.


21 Février 2018 : l’Autorité environnementale (Ae) rend un AVIS ACCABLANT pour ce projet (avis délibéré n° 2017-91). Cet organe, une création répondant aux législations européennes et nationales, réalise les évaluations d’impacts environnementaux des grandes opérations. Il s’agit d’une « autorité compétente en matière d’environnement ».


15 décembre 2017 : le CNPN* rend un deuxième AVIS DÉFAVORABLE concernant la construction du Contournement Ouest de Strasbourg en mettant clairement en évidence l’insuffisance des propositions de Vinci en compensation des dégâts induits en matière environnementale.

  • avis défavorable CNPN* – ARCOS, DAE,

11 Juillet 2017 : le Conseil national de protection de la nature (CNPN*) formule un AVIS DÉFAVORABLE concernant la construction de l’autoroute de 24 km appelée Grand Contournement Ouest de Strasbourg.

  • avis défavorable CNPN* – ARCOS, DAU,
  • avis défavorable CNPN* – SANEF (2),

« Et de neuf! » Alors que le concessionnaire ARCOS a obligation de revoir le dossier compensatoire de son autoroute, suite à la décision du tribunal administratif de Strasbourg du 23 juillet 2021, l’Autorité environnementale, dans son nouvel avis, rendu public lundi 31 janvier 2022, mais daté du 27 janvier, étrille Vinci. C’est le neuvième avis sévère que subit Vinci dans son projet. Déjà en novembre dernier, les experts du Conseil national de protection de la nature (CNPN), réuni le 23 novembre, avaient donné un nouvel AVIS DÉFAVORABLE.
Ces deux avis viennent s’ajouter aux sept avis négatifs (deux enquêtes publiques et 5 organismes d’État), le tout s’ajoutant à ceux de la consultation publique sur le site de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL).

Ces avis majeurs mettent en défaut de nombreux aspects du dossier, notamment les insuffisances concernant les compensations environnementales.

Pour mémoire : consultatifs et non contraignants, le préfet Jean-Luc Marx cèle le sort du projet grâce à l’avis favorable du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologique (CODERST) du 28 août 2018, un avis rendu contre toute logique, au regard des sept avis négatifs connus.
Début septembre 2018, le préfet signe l’Autorisation unique environnementale. Un acte purement politique qui offre à Vinci le droit de démarrer les travaux définitifs, contre toutes logiques !


(1) Jugé en juin 2021, le tribunal administratif de Strasbourg a donné raison aux opposants le 23 juillet avec trois ans de retard, puisque le GCO était quasiment terminé au moment du jugement. Le 16 novembre, la cour administrative d’appel de Nancy donne le droit à Vinci d’ouvrir son autoroute, sans remettre en cause le jugement du TA de Strasbourg. En mai 2022, la juridiction administrative se prononcera sur la légalité ou non de l’Autorisation unique environnementale qui a ouvert droit au démarrage des travaux en septembre 2018. Le 11 décembre, le Premier ministre Jean Castex vient inaugurer une autoroute concédée qui ouvrira le 17 décembre et qui pourrait être jugée illégale. En entendant, l’État français prend du retard sur des mesures fortes pour lutter contre le réchauffement climatique.

(2) Le 3 avril 2018, avis favorable CNPN – SANEF, DAE (réexamen suite à avis du 11/07/17),

(*) Le CNPN est un organe du ministère de la Transition écologique et solidaire constitué de 60 experts scientifiques et techniques compétents en matière de protection de la biodiversité. Cet organe de conseil est financé par de l’argent public.

#SortonsMacron – Face au déni de démocratie, en avril 2019, des décrocheurs ont invité Macron à voir le désastre écologique qu’il a permis à l’Ouest de Strasbourg, sur le chantier du GCO.

Le collectif GCO NON MERCI dans ses 10 solutions pour faire sauter les bouchons,
milite pour des mobilités douces et durables