A Strasbourg, l’inaction climatique une nouvelle fois mise en avant.

Jeudi 22 octobre 2020, se tenait un nouveau procès de l’inaction climatique au tribunal de grande instance de Strasbourg où Christine, une militante anti-GCO bien connue sur le terrain et Charles, un gilet jaune actif à défendre un autre modèle de société, comparaissaient pour avoir décrocher le portrait du Président Macron lors d’un action anti-GCO en 2019.

Il y a un peu plus d’un an, le 26 juin 2019, les décrocheurs Sylvain, Lucille et Michaël ressortaient sans charge du tribunal, victoire juridique contre l’inaction climatique du gouvernement. Ce jeudi, mêmes charges, même combat !

Une centaine de personnes étaient présentes devant le tribunal de Strasbourg. Syndicats, militant.es écolo, anti-GCO, gilets jaunes – le message était unanime : “construisons un monde d’après soutenable et juste ! Stop aux blablas, place aux actes !”

Toute la mâtiné, une succession de prises de parole se sont enchainées pendant que Christine et Charles étaient dans le tribunal.

Dans ces prises de parole, ce qu’il faut retenir c’est l‘inaction climatique et sociale du gouvernement nuit gravement à tous et toutes. Les discours d’intention des pouvoirs publics et notamment ceux d’Emmanuel Macron, de son Premier ministre et ou autres élu.es de la majorité présidentielle et ou élu.es soutenant le monde des multinationales, ne prend plus. Au pied du mur, il faut agir. La réalité du terrain, à l’exemple du GCO, imposé contre toute logique environnementale, montre la réalité de l’Etat dans un système que nous ne voulons plus.
Pour les militant.es écologistes, dont des anti-GCO, « on ne peut plus accepter des projets destructeurs comme le Grand Contournement Ouest de Strasbourg (GCO) ou la construction d’entrepôts Amazon à Dambach-la-Ville et Ensisheim ». Pour les Gilets Jaune Strasbourg République, « la fin du monde vs la fin du mois, même combat ! »

VERDICT LE 3 DECEMBRE

Peu avant midi, nos deux décrocheurs sont ressortis du tribunal.

Pour l’un des avocats, Me François Zind, sur sa plaidoirie : « Les militants ont essayé en vain de se faire entendre par d’autres moyens, cette action faite sans dégradation relève de la liberté d’expression et permet d’attirer l’attention sur le message de l’urgence climatique ». Avec Me Florence Dole, sa collègue, défenseurs tous deux des activistes, ils ont plaidé la relaxe des militants, espérant faire avancer le droit.
Pour Christine, l’une des décrocheurs : « Les coupables, c’est pas nous qui nous battons pour tout le monde – ce sont le gouvernement et les multinationales qui continuent à tout dégrader en toute impunité ! »

Il faudra attendre le 3 décembre pour connaître la délibération du tribunal.

A Paris, le même jour, 6 autres décrocheurs comparaissaient.

Le tribunal requière 500 euros d’amende pour avoir décroché des portraits à 35 euros. Combien pour l’inaction climatique du gouvernement ? Le verdict sera rendu le 10 décembre prochain.